L’éternelle question qui consiste à savoir si les États-Unis sont plus une puissance militaire qu’une puissance économique ou culturelle est plus que d’actualité avec la crise économique. Certains s’acharnent à vous dire que la puissance des États-Unis réside dans leur force militaire, d’autres que la puissance des États-Unis réside dans l’importance de leurs décisions économiques.
Si tous les chiffres montrent que la puissance militaire des États-Unis n’a cessé de croître depuis l’élection de Bush fils, il est « difficile d’évaluer objectivement la nature de la puissance des États-Unis. Trop de facteurs doivent être pris en compte : la personnalité et le style de gestion de la présidence, l’idéologie et les perceptions des décideurs et des conseillers qui entourent le chef de la Maison-Blanche, les ressources organisationnelles et les manœuvres bureaucratiques, les relations entre l’Exécutif et el Législatif, l’influence des médias et surtout l’imprévisibilité des événements internationaux et nationaux » (Charles-Philippe David, « Lectures sur l’hégémonie et l’avenir de la puissance américaine », Études internationales, vol. 36, no 4, 2005, p. 441) . Pendant les deux mandats présidentiels de Bush fils, les États-Unis ont certes accordé une grande importance à leur puissance militaire mais il est difficile de comparer la puissance militaire des États-Unis à leur puissance culturelle. Car si l’on peut savoir quel est le budget que les États-Unis accordent pour les dépenses militaires, on peut difficilement évaluer l’impact de toutes les décisions américaines culturelles dans le monde. Si l’on trouve des bases américaines un peu partout dans le monde, il en est de même des McDonald, des jeans et les nombreux films américains font le tour de la planète. L’influence culturelle des États-Unis dans le monde n’est pas calculable car elle est omniprésente dans le monde.