La puissance des États-Unis Lundi, avr 27 2009 

L’éternelle question qui consiste à savoir si les États-Unis sont plus une puissance militaire qu’une puissance économique ou culturelle est plus que d’actualité avec la crise économique. Certains s’acharnent à vous dire que la puissance des États-Unis réside dans leur force militaire, d’autres que la puissance des États-Unis réside dans l’importance de leurs décisions économiques.

 

Si tous les chiffres montrent que la puissance militaire des États-Unis n’a cessé de croître depuis l’élection de Bush fils, il est « difficile d’évaluer objectivement la nature de la puissance des États-Unis. Trop de facteurs doivent être pris en compte : la personnalité et le style de gestion de la présidence, l’idéologie et les perceptions des décideurs et des conseillers qui entourent le chef de la Maison-Blanche, les ressources organisationnelles et les manœuvres bureaucratiques, les relations entre l’Exécutif et el Législatif, l’influence des médias et surtout l’imprévisibilité des événements internationaux et nationaux » (Charles-Philippe David, « Lectures sur l’hégémonie et l’avenir de la puissance américaine », Études internationales, vol. 36, no 4, 2005, p. 441) . Pendant les deux mandats présidentiels de Bush fils, les États-Unis ont certes accordé une grande importance à leur puissance militaire mais il est difficile de comparer la puissance militaire des États-Unis à leur puissance culturelle. Car si l’on peut savoir quel est le budget que les États-Unis accordent pour les dépenses militaires, on peut difficilement évaluer l’impact de toutes les décisions américaines culturelles dans le monde. Si l’on trouve des bases américaines un peu partout dans le monde, il en est de même des McDonald, des jeans et les nombreux films américains font le tour de la planète. L’influence culturelle des États-Unis dans le monde n’est pas calculable car elle est omniprésente dans le monde.

Sondage Jeudi, avr 23 2009 

Carte conceptuelle “informations numérisées” Jeudi, avr 23 2009 

Voici le lien pour accéder à la carte conceptuelle concernant l’information numérisée. Les auteurs de la carte sont Marie-Elisabeth Roy et Yan Dufort. Elle fut faite avec Cmap.

Carte conceptuelle “informations numérisées”

Carte conceptuelle sur la netiquette* Lundi, mar 30 2009 

Voici un lien menant à une carte conceptuelle portant sur la netiquette. Quoi? Qu’entends-je? Vous ne savez pas ce qu’est la netiquette! Et bien, pour votre culture personnelle, et pour le plus grand bonheur (ou soulagement) de ceux avec qui vous avez des liens sur internet, je vais vous l’expliquer brièvement. Il s’agit de l’étiquette sur internet. Comme au golf, il existe une manière “politiquement correcte” de se comporter sur internet. Ce “code de vie” est donc représenté graphiquement sur cette carte. Bonne visite à tous.

Carte conceptuelle netiquette

* Ce sujet étant plus pertinent pour les cours d’éthique et culture religieuse, j’ai cru bon de le traiter au lieu de du sujet “rechercher sur internet”.

Quelques renseignements concernant l’évolution du parler québécois, ainsi que sur la conscience linguistique des Québécois. Mardi, mar 10 2009 

Tout d’abord, précisons le terme « conscience linguistique ». Ce dernier désigne le sentiment qu’un locuteur a de sa langue. Il peut en être fiert, comme il peut croire qu’il parle mal et qu’il doit se corriger.

Divisons la progression linguistique québécoise en trois grandes périodes, soit: le Régime Français, le Régime Anglais et, la troisième, toutes la période allant de la Révolution Tranquille jusqu’à aujourd’hui.

Durant le Régime Français, la variété de langue canadienne-française commence à prendre forme. Les colons doivent nommer certaines réalités qui n’existent pas en Europe, alors soit ils inventent des nouveaux mots, soit ils empruntent aux langues amérindiennes ou soit ils prennent un mot préexistant dans la langue de Molière pour lui donner un nouvel usage. Cela donnera des mots tels: atoca, babiche, poudrerie, cèdre, raquetteur, achigan, etc.

Selon les écrits de l’époque, les Canadiens-français avaient la même prononciation que les gens de la France. Leur accent passait pour aussi bon que celui de Paris. Il n’y avait donc pas de préoccupation relatives à la conscience linguistique, ni de préoccupations relatives à une normalisation de la langue (tenter de corriger les mauvais plis en considérant une manière de parler comme étant meilleure).

Durant le Régime Anglais (autour de 1760 à 1960), il se développera chez les Canadiens-français une prise de conscience que leur parler est devenu différent de celui parler à Paris. On remarque une anglicisation du lexique, ainsi qu’une prononciation qui est connotée négativement. Nait donc un sentiment de culpabilité (conscience linguistique) que certains tenteront de corriger en publiant des dépliants qui auront pour but de corriger les mauvais plis linguistiques des Canadiens-français (Arthur Buies, Alphone Lusignan et Louis Fréchette sont de deux qui publièrent divers conseils linguistiques). On essaie alors de parler comme parlent les Français de France, on essaie de promouvoir l’usage des promu dans les dictionnaires français, plutôt que l’usage courant au « Québec ».

Puis, durant la période moderne, que l’on situera de la Révolution Tranquille jusqu’à aujourd’hui, on remarquera un changement concernant la conscience linguistique des Québécois. Ce changement viendra de pair avec le mouvement identitaire des années 60. Naitra une fierté d’être Québécois et aussi une fierté de parler un français propre aux québécois. On cherchera de moins en moins à normaliser la langue avec celle des cousins Français. On considèrera plutôt que l’on peut nous aussi avoir notre propre autonomie linguistique. Ainsi, les dictionnaires des québécismes commenceront à faire leur apparition et ne seront pas vus comme des mauvais plis, mais plutôt comme un parler dont nous sommes fierts. De plus, les québécismes feront leur apparition dans les dictionnaires de France, comme quoi le parler québécois a maintenant une légitimité acquise.
Par contre, le nombre de québécismes dans les dictionnaires français sont encore bien peu nombreux. Reste encore du travail de légitimation pour que notre variété de français soit promue à sa juste valeur.

Nathaël Miousse

 

Comprendre, expliquer et prononcer les sacres Dimanche, mar 8 2009 

http://blog2vee.blogspot.com/2008/12/expressions-qubcoises-comme-si-on-y.html

Voici un blogue qui explique les sacres québécois, leur origine, comment les utiliser et surtout: comment les prononcer! Le titre de ce blogue est tout de même très parlant: Québé-chisme.

Expressions québécoises… Dimanche, mar 8 2009 

Voici un blogue très intéressant sur les expressions que les québécois emploient régulièrement:

http://blog2vee.blogspot.com/2008/12/expressions-qubcoises-comme-si-on-y.html

J’ai adoré ce blogue. En fait, la page sur toutes les expressions québécoises est plus que complète. Tout d’abord, une traduction est donnée pour chacune des expressions. Des fois, il nous arrive de dire quelque chose et de se faire demander ce que cela veut dire, sans que l’on soit nécessairement capable d’en donner une définition. Et bien sur cette page, les explications sont très claires. Ensuite, chacune des expression d’origine étrangère mais qui ont laissé leur trace dans le parler québécois sont indiquées, celles provenant des amérindiens ou découlant d’anglicisme. Ensuite, l’auteur de ce blogue a aussi divisé ses expressions en catégories, c’est-à-dire par verbe, par petits noms doux, etc. Pour finir, son blogue concernant le parler québécois mais davantage sur les expressions bien propres du Québec, il donne quelques informations sur la province est ses caractéristiques.

Trésor de la langue française au Québec Jeudi, mar 5 2009 

L’équipe du Trésor de la langue française au Québec a été constituée dans les années 1970 dans le but de créer une infrastructure scientifique pour la recherche sur le français québécois. Dans cette perspective, l’équipe a réuni une riche documentation destinée à fonder une entreprise d’explication historique de cette variété de français et a publié de nombreux ouvrages et articles sur cette thématique. La recherche prend en compte également, dans une certaine mesure, les français de l’Acadie, de l’Ontario, de l’Ouest canadien, de la Nouvelle-Angleterre, du Missouri et de la Louisiane. [...] La réalisation principale du TLFQ est le Dictionnaire historique du français québécois (1998).

www.tlfq.ulaval.ca

Base de données lexicographiques panfrancophone (BDLP) Jeudi, mar 5 2009 

La Base de données lexicographiques panfrancophone (BDLP) est un projet d’envergure internationale qui s’inscrit dans l’entreprise du Trésor des vocabulaires français. [...] [Son] objectif est de constituer et de regrouper des bases représentatives du français de chacun des pays et de chacune des régions de la francophonie. Les bases de données sont conçues de façon à pouvoir être interrogées de façon séparée ou comme un seul corpus et à servir de complément au Trésor de la langue française informatisé, implanté au Centre Analyses et traitements informatiques du lexique français (ATILF) de Nancy.

www.tlfq.ulaval.ca/bdlp

Origine de l’accent des Québécois Jeudi, mar 5 2009 

Voici une entrevue passionnante avec Jean-Denis Gendron sur l’origine de l’accent des Québécois. Il y présente son livre D’où vient l’accent des Québécois ? Et celui des Parisiens ? L’auteur est celui qui a présidé la Commission d’enquête sur la situation de la langue française et des droits linguistiques au Québec en 1968.

Vidéo humoristique sur le Québécois moyen… Jeudi, mar 5 2009 

Voici une ode humoristique à notre nation québécoise :

* Attention aux oreilles sensibles *

Explication du sujet de notre blogue Jeudi, mar 5 2009 

Peut-on considérer le parler québécois comme une langue? Le fait d’utiliser le mot “parler” québécois est déjà très significatif: on ne parle pas de la langue québécoise. Le français de France évolue et le français du Québec aussi. Alors quelle est la référence pour les Québécois? Quelle est la norme? Parle-t-on mal si l’on emploie des mots que les Français n’emploient pas?

Le Québec a ses propres expressions qui sont nées dans un contexte social, géographique et culturel différent de celui de la France. En France, on n’a pas besoin d’utiliser le mot “sloche”. Notre blogue va s’intéresser, entre autres, aux différentes expressions québécoises ainsi qu’aux sacres. Les Québécois seraient les seuls qui utilisent des mots provenant de leur religion pour blasphémer; comment peut-on expliquer cela?

Un autre aspect intéressant dont notre blogue va traiter est l’actualité de la langue française au Québec. Quel statut accorde-t-on au français? Est-il protégé adéquatement par la loi 101? En voyant l’utilisation de plus en plus fréquente de la langue anglaise à Montréal, comment doit-on réagir?

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